Simon Jean-Joseph
Nom : Jean-Joseph Prénom : Simon
Sport(s) pratiqué(s) et niveau(x) : Course automobile
Palmarès : Cf. www.simonjeanjoseph.com/palmares.php
Pouvez-vous nous parler de la course automobile et de ses particularités ou singularités par rapports à d'autres sports ?
La course automobile, comme d'autres sports, est une course d'équipe. Il est donc difficile de faire les choses tout seul. C'est pour cela que c'est une formidable école de la vie. Elle demande des valeurs et des compétences en termes de management, d'économie (c'est un sport très onéreux). Il faut aussi de la lucidité pour que la passion ne l'emporte sur la raison. En effet, on n'est nullement à l'abri d'erreurs financières par exemple.
Il s'agit donc d'un sport très exigeant puisqu'il ne dépend pas seulement de ma capacité à conduire mais aussi de l'équipe, des ingénieurs, des sous-traitants. Cela demande par conséquent à la
fois une grande implication et le fait de savoir motiver les gens pour aller plus loin.
La course m'aura appris beaucoup de choses en plus que le simple fait de conduire une voiture. Ce sont les meilleures études que j'ai pu faire !
Quels sont vos meilleurs et pires moments en tant que pilote automobile ?
Parmi mes meilleurs moments, je compte aussi bien mes débuts aux Antilles qui m'ont permis de me mesurer aux meilleurs pilotes du circuit antillais que le fait d'avoir été l'équipier de Colin Mc Rae (Ford) et Richard Burns (Subaru). J'ai beaucoup appris avec eux. Mais disons que je suis heureux de ma participation au WRC et d'avoir pu y faire briller les couleurs des Antilles. Concernant les mauvais moments, je n'ai pas d'exemples précis qui me viennent mais j'ai pu éprouver de grosses frustrations à la suite de longs mois de préparation, d'investissement personnel et financier se soldant par un manque de réussite. Mais cela produit plus de motivation encore en moi car je n'aime pas rester sur des échecs. Je suis plutôt du genre à garder les bons moments en tête et je considère en avoir peu de mauvais. Il faut pouvoir transformer ces derniers pour en faire une force.
Comment conciliez-vous vos activités professionnelles et le rallye ?
Je ne fais que ça donc c'est du 100 %.
Quelles ont été vos motivations quant à votre engagement depuis 2005 sur le Paris Dakar ?
J'ai toujours eu un regard intéressé sur le Raid. L'aventure et la découverte m'ont toujours attiré. Mais les choses se sont accélérées quand Altadis m'a offert le Dakar (éditions 2005 et 2006) à l'occasion de mon titre de Champion d'Europe des Rallyes en 2004. J'y voyais deux intérêts majeurs : l'aventure et la discipline. C'est en effet, l'épreuve la plus dure au monde de ce type. On y trouve près de cinquante nationalités au départ. Le Dakar représente donc un énorme challenge.
Quelle est votre opinion mais aussi quelles sont les conséquences, y compris pour vous, concernant l'annulation de la dernière édition de cette course mythique ?
C'est un vrai drame pour l'Afrique. Certaines personnes vivent du Dakar d'une année à l'autre.... Il y a eu aussi une énorme perte en termes d'exposition médiatique. Mais cette course est un peu victime de son succès puisqu'elle a fait l'objet de menaces terroristes. Ce que je retiendrai, c'est le manque à gagner pour l'Afrique.
Comment avez-vous perçu la gestion de cette crise par l'organisateur Amaury Sport Organisation?
ASO a très bien géré le problème. La sécurité des personnes prime et donc c'est ce qu'il faut privilégier au-delà des intérêts économiques.
Quelles sont vos ambitions pour la prochaine saison ?
J'ai à cœur de mener un programme de promotion commerciale puisque je suis représentant du savoir-faire antillais et en particulier de la Martinique.
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