Les yeux braqués sur Pékin
« Nouveau Pékin, nouvelles olympiades », tel est l’un des slogans officiels de l’évènement. Se préparant pour les Jeux Olympiques, Pékin met la dernière main à une colossale entreprise de réaménagement urbain : le plus grand terminal d’aéroport du monde, des gratte-ciel, des lignes de métro et des stades imposants. Le tape à l’œil semble être la notion clé pour ces Jeux, en témoigne l’enrôlement de Steven Spielberg pour aider à concevoir les cérémonie d’ouverture et de clôture.
Cependant, la Chine, sous le feu des projecteurs devra faire face à ses détracteurs. Plusieurs gouvernements et différentes stars dénoncent les importants investissements pétroliers de la Chine au Soudan qui permettrait au gouvernement soudanais de continuer à mettre à feu et à sang le Darfour. De plus, d’autres détracteurs intensifieront leurs attaques, qui vont des violations des droits de l’Homme au statut du Tibet en passant par celui de Taiwan. Ce seront bien les olympiades les plus controversées depuis celles de Moscou en 1980, peu après l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques.
Le moindre dérapage de la police (qui a reçu comme instruction de barrer la route aux manifestants avec la plus grande courtoisie) et les éventuels incidents risqueraient de plonger dans l’embarras les visiteurs, les multinationales qui parrainent les Jeux et les personnalités du monde entier.